Comment bien choisir son alarme ?

Les critères pour bien choisir

Les critères pour bien choisir

Quel système d’alarme choisir ?

Quels sont les critères importants à prendre en compte pour acheter son alarme ?

Avec la démocratisation des appareils de protection, la multiplication des marques d’alarme et la diversité des offres sur le marché, choisir une alarme adaptée à ses besoins peut parfois s’avérer difficile.

Cet article passe en revue les critères prépondérants à considérer avant de se lancer dans l’acquisition d’un système d’alarme de maison ou d’entreprise.

Alarme filaire ou sans fil ?

L’évolutivité

La marque

La bande de fréquence

Le niveau sonore

La transmission

Avec ou sans vidéo surveillance

Avec ou sans détection périmétrique

Norme NFa2p ou pas

L’immunité animale

Alarme filaire ou sans fil ?

Faut-il opter pour une alarme sans fil ou filaire ? Une alarme filaire est-elle moins bien qu’une sans fil ? Cette technologie est-elle plus ancienne donc moins performante ?

Les alarmes filaires et les alarmes sans fil présentent de nombreuses différences mais leur fonction principale reste la même :

Dans les deux cas, la centrale d’alarme est le cœur (ou le cerveau) du système de protection.

Elle est reliée à des détecteurs placés dans différentes pièces de l’habitat.

Lorsqu’un détecteur décèle une intrusion suspecte, il communique l’information (émission d’alerte) à la centrale (par câbles électriques pour l’alarme filaire, par ondes radios pour l’alarme sans fil).

La centrale déclenche alors ses systèmes d’alerte dont le plus commun est la sirène d’alarme. Quand elle est reliée à une ligne téléphonique ou un mobile, la centrale peut également envoyer des alertes au propriétaire des lieux ou à des numéros enregistrés. On parle alors de centrale communicante et c’est cette fonctionnalité qui distingue surtout les « anciennes » centrales d’alarme des « nouvelles générations » et non leur raccordement avec ou sans fil pour les périphériques.

Au-delà de ces similitudes, quelles sont les distinctions principales que l’on peut faire entre alarme sans fil et alarme filaire ?

  • L’installation :

L’installation d’une alarme filaire est relativement complexe, du moins elle n’est pas à la portée de tout le monde. Elle nécessite en effet de faire appel à un professionnel ou un bricoleur chevronné. Les fils devant être dissimulés dans les murs, l’alarme filaire est un choix tout à fait approprié à une maison neuve ou en rénovation. Dans le cas contraire, il faut prévoir des travaux assez conséquents (percements, saignées, goulottes…) sur les murs.

L’alarme sans fil est à l’inverse plébiscitée pour sa facilité d’installation. Aujourd’hui, la très grande majorité des marques proposent ainsi des alarmes « prêtes-à-poser », à installer soi-même. Sur ces modèles d’alarme les seuls fils sont ceux de l’alimentation et pour les modèles communicants par téléphone RTC, un câble RJ11. Ce type de centrale d’alarme n’est donc pas plus compliqué à installer qu’une box ADSL.

  • Prix :

Le prix de base d’une alarme filaire offrant un degré de sécurité acceptable avoisine approximativement les 300€ (pour la centrale). A cela, il convient d’ajouter les frais de pose qui varient en fonction des installateurs mais qui sont souvent élevés.

A surface équivalente à surveiller, le prix du l’alarme sans fil sera légèrement plus élevé que le filaire mais les frais d’installation réduits peuvent régulièrement compenser cette différence. Pour des surfaces plus modestes, on peut trouver des kits de bonne qualité à moindre frais. Il faut cependant prévoir le remplacement des piles et des batteries tous les deux ans environ.

  • Esthétique :

Les alarmes filaires utilisent des câbles dissimulés à l’intérieur des murs. Il est donc impératif de bien prévoir ses besoins au moment de l’installation.

L’alarme sans fil est discrète et s’intègre parfaitement à tout type d’intérieur. Elle peut être disposée dans des endroits peu visibles et les éléments peuvent être déplacés sans gros travaux. Un effort particulier est porté sur l’esthétique des alarmes grand public par les constructeurs. Certaines ont même été primées pour leur design.

  • Évolutivité :

Une fois l’alarme filaire installée, il devient difficile de la faire évoluer, à moins d’entreprendre des travaux importants. C’est donc un choix qu’il faut bien penser en amont car son installation s’avère souvent définitive.

A l’inverse, l’alarme sans fil propose des systèmes totalement évolutifs où des accessoires peuvent sans difficulté s’associer à la centrale pour améliorer le fonctionnement et les performances du système.

En résumé, si ces deux types d’alarme sont performants, on privilégie souvent les alarmes sans fil pour leur évolutivité et leur facilité d’installation. Acheter une alarme filaire reste tout de même judicieux dans certains cas, par exemple pour des commerces, des entreprises ou pour des maisons en construction avec des biens de valeur à protéger.

L’évolutivité

Les alarmes sans fil ont pour atout majeur d’être modulables et évolutives à souhait ; idéal lorsqu’on prévoit des travaux d’agrandissement ou simplement pour renforcer la palette sécuritaire de son habitat.
Cette évolutivité permet aux usagers d’avancer « pas à pas » et selon leurs besoins. Ainsi, au kit d’alarme minimal comprenant une centrale d’alarme et un détecteur, il est possible d’ajouter plusieurs autres accessoires : des équipements anti-intrusion, des périphériques de sécurité domestique ou encore de la domotique.

On peut ainsi joindre à sa centrale :

  • Des détecteurs d’ouverture ou détecteurs de porte

Les entrées d’une maison sont les points les plus exposés aux tentatives d’intrusion. Presque tous les cambriolages se font par l’ouverture d’une porte ou d’une fenêtre. C’est pourquoi tout système d’alarme décent comprend à minima un détecteur d’ouverture pour sécuriser ces entrées stratégiques.

Selon les marques d’alarme, on peut en ajouter en quantité variable à son système d’alarme, mais quasiment toutes les alarmes sans fil peuvent aujourd’hui en gérer une dizaine, ce qui est amplement suffisant pour sécuriser des bâtiments de grande taille.
Ce type de détecteur fonctionne généralement grâce à un contact magnétique. A l’ouverture de la porte ou de la fenêtre, il communique l’information à la centrale qui se charge de déclencher l’alarme. On trouve également des détecteurs pour portes de garages, conçus pour s’adapter à des surfaces métalliques.

Pour les fenêtres, il existe des détecteurs de bris de vitre, qui fonctionnent soit acoustiquement par reconnaissance sonore, soit par détection des chocs et vibrations.

  • Des détecteurs de mouvement ou détecteurs volumétriques

Les détecteurs de mouvement suppléent les détecteurs d’ouverture. Ils sont d’une redoutable efficacité à l’intérieur d’un bâtiment, quand l’intrusion a déjà eu lieu. C’est pourquoi il est important de les disposer à des endroits stratégiques par lesquels les cambrioleurs sont obligés de passer (dans un couloir, devant un accès, etc.). Les détecteurs de mouvement repèrent une présence inhabituelle et transmettent l’information à la centrale.

Pour repérer les intrusions les détecteurs volumétriques utilisent essentiellement deux technologies.
La plus courante est la détection par infrarouge passif. Le détecteur repère les variations de chaleur et lorsqu’il détecte une différence de température (un corps humain) il émet une alerte à destination de la centrale.
La technologie micro-ondes ou hyperfréquence utilise quant à elle une émission d’ondes et analyse leur rebond.

Certains détecteurs utilisent les deux technologies conjointement pour des alertes plus sûres.

Un contrôle électronique des signaux permet également sur certains détecteurs d’analyser le sens de déplacement de l’intrus toujours afin de délivrer des alertes plus sûres.

A noter qu’il existe également des détecteurs de mouvement spécialement conçus pour l’extérieur afin de repérer une intrusion avant même que celle-ci ne soit effective (les détecteurs Optex, par exemple). En fonction des caractéristiques de son habitat, on peut donc opter pour un ou plusieurs détecteurs de mouvement.

L’important est de les disposer intelligemment, de manière à ce que leur champ d’action corresponde aux points-clés de son logement.

  • Des barrières infrarouges

A l’instar des détecteurs volumétriques, les barrières infrarouges fonctionnent avec la technologie infrarouge. Le système infrarouge est par contre actif : un rayon infrarouge est projeté entre les deux barrières et l’alerte est émise lorsque ce rayon est coupé. Dans les faits plusieurs rayons sont projetés et c’est la coupure simultanée de ces rayons qui déclenche l’alerte. Ceci permet de limiter les fausses alertes provoquées par le passage d’une feuille d’arbre ou un petit animal par exemple.

Les barrières infrarouges sont conçues pour la protection périmétrique d’une habitation : terrasse, allée, jardin…

  • Des sirènes d’alarme

En complément de la sirène déjà intégrée à la centrale, il est possible de faire évoluer son système d’alarme en y associant d’autres sirènes. Élément dissuasif par excellence, la déclenchement d’une sirène déconcerte le voleur et le fait généralement fuir rapidement. Certaines sirènes d’intérieur sont très petites et discrètes et permettent d’être dissimulées facilement, ce qui renforce leur efficacité. Il est souvent possible de paramétrer des messages vocaux à destination des cambrioleurs sur les sirènes.
Certaines sirènes extérieures sont d’autre part capables d’émettre des flash lumineux qui visent là encore à dérouter les cambrioleurs tout en alertant le voisinage. Dans certaines municipalités, ce flash est obligatoire. Il permet en effet une localisation rapide du lieu de l’alerte par les forces de l’ordre et plus particulièrement de nuit.

En multipliant le nombre de sirènes on maximise la capacité d’alerte du système et on dissuade le cambrioleur d’envisager leur sabotage.

  • Des caméras de vidéosurveillance

Pour les particuliers soucieux de se doter de la meilleure protection possible ou pour les professionnels, il est de plus en plus courant de s’équiper en caméras de vidéosurveillance.

Couplé à une alarme, un dispositif de vidéosurveillance permet aux usagers de vérifier les alertes à distance. C’est ce que l’on définit comme « la levée de doute » dans le jargon de la sécurité.

Certaines caméras sont équipées d’un caisson étanche et peuvent ainsi être placées en extérieur et résister aux intempéries et au vandalisme. Quand elles disposent de la technologie infrarouge, elles peuvent filmer de jour comme de nuit ou dans des locaux sans lumière.

Aujourd’hui, avec les caméras IP il est possible de visualiser les images à distance, via un smartphone Androïd ou un iPhone. La technologie Plug&Play dont disposent certains modèles de caméras leur confère une grande facilité d’installation et de paramétrage.

La plupart des caméras de surveillance ont la capacité de procéder à une détection de mouvement. Cette technologie est toutefois limitée et peu fiable et ne peut en aucun cas raisonnablement se substituer à une détection volumétrique par des détecteurs spécifiques.

  • Des télécommandes, badges, claviers, etc.

Pour administrer son système d’alarme, les fabricants d’alarme proposent presque systématiquement plusieurs petits accessoires de confort. Un badge RFID permet par exemple d’activer ou désactiver son système d’alarme en quelques secondes. La télécommande sert à commander les différents appareils présents sur le système, armer ou désarmer sa centrale, ou encore enclencher des fonctions domotiques associées à sa centrale. Les claviers (muraux ou mobiles) offrent également plusieurs options, comme l’activation partielle du système, l’envoi d’alertes ou des fonctions anti-agression ou dissuasion.

Le clavier déporté est régulièrement utilisé pour offrir un panneau de pilotage accessible alors que la centrale elle-même est dissimulée ou hors d’atteinte. Le cambrioleur pourra ainsi tenter de neutraliser l’alarme en s’acharnant sur le clavier déporté ce qui n’empêchera nullement le déclenchement du système et l’émission d’alertes. Les marques d’alarmes sans fil conçoivent ainsi année après année de nouveaux outils qui visent à simplifier l’expérience utilisateur et lui faire gagner du temps (les claviers tactiles et les applications mobile par exemple).

  • Des équipements domotiques

Certaines marques d’alarme également spécialisées en domotique offrent des options de confort intéressantes. Ces centrales d’alarme gèrent d’une part les composants de sécurité de son système, d’autre part la commande des appareils domotiques. Il est ainsi possible de joindre à son alarme plusieurs accessoires d’usage quotidien à l’intérieur comme à l’extérieur de son habitat, comme peuvent l’être des volets roulants, des portes de garage, des portails électriques ou encore un chauffage ou une climatisation. L’usager peut ainsi programmer des scénarios ou mettre en place des simulations de présence lorsqu’il n’est pas à son domicile.
Pour un utilisateur souhaitant automatiser le fonctionnement de l’ensemble de ses appareils domotiques tout en assurant la sécurité de son habitat, il convient de se tourner vers des marques comme Somfy, Mhouse ou encore Diagral.

  • Des détecteurs techniques

Au détecteurs anti-intrusion classiques, il est possible d’associer des détecteurs techniques pour renforcer la sécurité de son habitation. Le détecteur d’inondation fait partie des accessoires les plus prisés pour pallier aux négligences et défauts d’attention (baignoire qui déborde, robinet laissé ouvert, etc.).
On peut également citer les détecteurs de fumée, désormais obligatoires dans tous les foyers en France, et qui peuvent jouer un rôle salvateur. L’avantage de posséder des détecteurs techniques reliés à sa centrale d’alarme réside dans la capacité d’alerte du système. Un incendie se déclare dans une pièce isolée en pleine nuit, grâce au détecteur de fumée relié au système d’alarme, toute la maisonnée est prévenue.

Tout système d’alarme décent a la capacité de gérer des détecteurs techniques. Ils peuvent également être utilisés conjointement à des scénarios et équipements domotiques. On peut par exemple programmer le système pour ouvrir les volets roulants afin d’évacuer la fumée lors d’un départ d’incendie.

L’évolutivité des alarmes sans fil apparaît donc comme un facteur prédominant dans le choix de son alarme. Aujourd’hui, la plupart des fabricants proposent une vaste gamme d’appareils à relier à son alarme, ce qui permet aux utilisateurs de paramétrer un système totalement sur mesure, l’optimiser et le rendre de plus en plus confortable à l’usage.

La marque

En matière d’équipements de sécurité, mieux vaut ne pas prendre de risque. Pour éviter les mauvaises surprises, il faut privilégier les marques notoires ayant fait leurs preuves, d’une part parce qu’elles offrent des garanties solides en terme de performances, d’autre part car elles garantissent à l’usager de trouver facilement dans le commerce des composants, appareils de rechange et pièces compatibles avec son système d’alarme.

Voici une liste non exhaustive des marques dont l’expérience et les résultats sont gages de fiabilité :

  • Atlantic’S
  • Avidsen
  • Chacon
  • Delta Dore
  • Diagral
  • Domotag
  • Eden
  • Mhouse
  • Myfox
  • Paradox
  • Somfy
  • Visonic

Pour une protection efficace et un suivi sur le matériel il est préférable d’éviter les alarmes « exotiques » ou de marque blanche. Saviez-vous que la norme CE peut dans certains cas signifier « China Export » ? Ce serait dommage de s’en apercevoir lorsque vous essayerez de joindre un service technique ne parlant que le mandarin…

Les bandes de fréquence

La fréquence radio d’une alarme est l’une des premières caractéristiques techniques mise en avant par les fabricants d’alarme. Cependant, il est parfois difficile pour les novices de bien comprendre à quoi elle correspond et quel modèle privilégier.

En clair, les bandes de fréquences radio sur lesquelles fonctionnent les équipements de sécurité sont, en France, réglementées par l’ART (Autorité de Régulation des Télécommunications). Il existe deux bandes de fréquences utilisées par les alarmes sans fil : 433/434 Mhz et 868 Mhz.

La bande 433/434 Mhz est celle utilisée par tous les appareils domestiques classiques (portails, télécommandes TV, garages, etc.) L’utilisation très courante de cette bande de fréquence peut donc, dans de rares cas, la rendre sujette à des interférences et des perturbations. La bande de fréquence 868 Mhz est, elle, uniquement autorisée pour les appareils de sécurité comme le sont les alarmes sans fil. Elle est donc moins soumise à d’éventuels encombrements et interférences. Néanmoins, dans les deux cas, aucun système n’est totalement infaillible même si d’ordinaire il est peu commun de rencontrer des soucis.

Les fabricants proposent des alarmes utilisant diverses fréquences radio pour assurer la liaison avec les éléments du système. Elles peuvent être mono-bande (fonctionnant soit sur la fréquence 433/434 Mhz soit sur la fréquence 868 Mhz) ou bi-bandes (fonctionnant à la fois sur 433-434 Mhz et sur du 868 Mhz). A prix et qualité égaux, on recommandera ainsi de se doter d’une alarme bi-bandes, tout simplement parce qu’en cas de problèmes d’interférence sur une fréquence, l’alarme utilisera l’autre fréquence pour communiquer avec les éléments du système. La technologie bi-bandes permet également de lutter plus efficacement face aux tentatives de brouillage. En effet, il est très difficile pour des cambrioleurs d’effectuer un éblouissement radio des deux bandes de fréquence simultanément.

Le niveau sonore

Lorsque l’on décide de faire installer un système d’alarme chez soi se pose la question de savoir si le volume sonore émis par ses sirènes est efficace. Il est à noter que la majorité des centrales d’alarme intègre une sirène. Celle-ci émet souvent à un niveau sonore aux alentours des 80 ou 90 dB, ce qui est déjà assez élevé.

Il est évidemment possible et souvent conseillé d’installer des sirènes intérieures et extérieures supplémentaires pour renforcer la capacité dissuasive de son système. Ainsi, les sirènes intérieures émettent souvent à environ 100 dB alors que les sirènes extérieures ont un volume un peu plus élevé, aux alentours des 110 dB.

Pour se rendre compte de la puissance sonore d’une sirène, on peut établir quelques comparaisons. Un volume de 90 dB correspond par exemple au passage d’une grosse moto alors que 110 dB équivalent à un bruit sensiblement identique à celui émis par une discothèque. Inutile donc de préciser que ces volumes sonores, surtout quand ils durent plusieurs minutes, sont largement suffisants pour gêner un cambrioleur.

En termes de législation, il n’existe pas de limites fixées par la loi française. Néanmoins, les mairies réglementent leur utilisation et il est important de se renseigner auprès des administrations de sa ville ou de son village pour savoir quelles sont les limites fixées. Attention aussi à bien effectuer les réglages de sa sirène, des déclenchements intempestifs renouvelés sont susceptibles de déranger le voisinage ce qui peut conduire à des plaintes et des poursuites juridiques.

On conseille donc souvent de s’équiper au minimum d’une sirène complémentaire à celle de sa centrale. Pour ce qui est du volume sonore, on retrouve normalement sur le marché les standards évoqués précédemment, la norme se situant entre 80 et 120 dB. Au-delà de cette fourchette, il est recommandé de se poser les questions suivantes : « Est-ce que ma sirène est suffisamment dissuasive ? » ou à l’inverse « Est-ce que ma sirène est trop bruyante ? ».

La transmission

Le mode de transmission est pour une alarme un élément particulièrement important puisque c’est lui qui détermine de quelle manière l’usager va communiquer avec sa centrale, l’armer ou la désarmer à distance et recevoir les alertes.

De ce point de vue, le marché se scinde en trois types d’alarmes de maison : celles équipées d’un transmetteur téléphonique RTC, celles dotées d’un mode de transmission par GSM et les systèmes mixtes utilisant les deux protocoles à la fois.

Les centrales d’alarme RTC doivent, pour appeler les numéros programmés, êtres raccordées à une ligne téléphonique filaire classique (France Telecom ou box ADSL).

Les centrales d’alarme GSM émettent leurs appels sur téléphones mobiles. Les centrales doivent forcément être munies d’une carte SIM pour fonctionner. Quelques modèles d’alarme sont déjà fournis de base avec une carte SIM dédiée. Pour les autres, il s’agit de bien se renseigner avant de choisir sa carte. L’élément principal à considérer est la bonne couverture réseau de la carte, sans quoi le pilotage de ses appareils par téléphone et la transmission des alertes sont fortement compromis.

L’avantage des alarmes GSM réside dans le fait qu’elles ne nécessitent pas de disposer d’une ligne de téléphonie fixe et aussi dans la possibilité de gérer sa centrale par envoi de SMS, pour l’activer ou la désactiver, vérifier l’état des batteries, recevoir des informations en temps réel etc. Les alarmes équipées de transmetteurs GSM sont pour la plupart compatibles avec n’importe quel opérateur (Free, SFR, Orange, B&YOU…). Il est recommandé d’opter pour celui qui offre la meilleure couverture réseau sur son lieu d’utilisation.

Les alarmes RTC et GSM ont donc des propriétés différentes et le choix de se tourner vers l’une ou l’autre dépend de plusieurs facteurs comme ses habitudes personnelles, la couverture réseau dans les endroits utilisés, la fiabilité de sa ligne téléphonique, etc. Une alarme GSM coute en moyenne plus cher qu’une alarme RTC mais les options qu’elle offre sont également plus nombreuses. La solution optimale reste de privilégier les systèmes d’alarme mixtes qui associent les deux dispositifs de transmission, avec le RTC en prioritaire et le GSM qui prend le relai en cas par exemple de défaillance de la box ADSL. Parmi les marques proposant ces deux modes de transmission, on peut citer Atlantic’S, Diagral, Delta Dore ou encore Mhouse.

On trouve également des alarmes à transmission exclusivement ADSL. Elles délivrent leurs alertes par emails. Cette technologie s’apparente aux alarmes à transmission RTC avec le défaut évident de pouvoir manquer une alerte si l’on n’est pas derrière ses emails en permanence. Il est fortement conseiller d’adjoindre un transmetteur téléphonique à ce type d’alarme.

Avec ou sans vidéo surveillance ?

L’usage de la vidéo surveillance, s’il n’est pas toujours indispensable, reste néanmoins un atout indéniable pour lutter contre le cambriolage. Les avantages qu’on peut en retirer sont nombreux :

  • Une détection accrue : les détecteurs de mouvement qui équipent les caméras de vidéosurveillance détectent la présence d’intrus. Quand les caméras sont associées à une centrale, elles lui transmettent l’information et celle-ci se charge de déclencher les sirènes du système. Or, une sirène qui se déclenche, c’est 9 chances sur 10 de faire fuir un cambrioleur.
  • Une possibilité de contrôle et de vérification : depuis son téléphone portable ou son ordinateur, il est possible de visualiser à distance et en direct les images de l’intérieur de sa maison. En cas de réception de messages d’alertes, il suffit alors de se connecter à son réseau de surveillance et de vérifier si l’alerte est avérée ou non.
  • Toute détection d’intrusion par les caméras permet instantanément, via la centrale d’alarme, de prévenir des amis, voisins ou une société de gardiennage qui se chargera de dépêcher son personnel qualifié sur les lieux et de prendre les mesures qui s’imposent.
  • Dans le cas où des cambrioleurs se seraient introduits dans un domicile et auraient réussi malgré tout à emporter du matériel, l’enregistrement des images et leur analyse a posteriori permettent à la police et aux enquêteurs d’augmenter les chances de retrouver les voleurs.

Pour accroître encore davantage les performances de son dispositif, on peut se doter de caméras HD infrarouges, filmant en haute qualité, et ce même de nuit. Aujourd’hui, les enregistreurs de vidéo surveillance offrent de nombreuses fonctionnalités utiles. On peut citer notamment la possibilité de régler l’angle des caméras lorsque celles-ci sont motorisées ou encore le fait de pouvoir ajuster le zoom pour des images d’une grande netteté (autofocus).

Le choix de se doter d’un système de vidéo-surveillance en complément de son alarme est donc très dépendant des besoins de chacun, de la taille de son habitat, de la valeur des biens à protéger, etc.

Avec ou sans détection périmétrique ?

Les détecteurs périmétriques, ou détecteurs d’ouverture, protègent les issues d’une habitation (entrées, fenêtres, baies vitrées, garages, etc.) A la moindre ouverture ou franchissement de l’entrée surveillée, le détecteur déclenche l’alerte. C’est sans doute le type de détecteur le plus populaire parce qu’il permet d’empêcher le cambrioleur de rentrer chez soi impunément, c’est pourquoi il est fortement recommandé de s’en doter. Il est aussi efficace de jour que de nuit, que l’habitant soit présent chez lui ou en déplacement.

Il se compose de deux parties, positionnées l’une sur le dormant (la partie fixe), l’autre sur l’ouvrant (la partie mobile). Un aimant est disposé sur la partie mobile et établit un contact avec la partie fixe (intégrant un interrupteur à lame souple) lorsqu’il s’en approche. Lorsque la porte ou la fenêtre s’ouvre, le champ magnétique se coupe et le détecteur signale l’intrusion. Toutes les marques d’alarme proposent dans leurs kits d’alarme ce type de détecteurs. Plus leur nombre est élevé à l’intérieur d’un habitat, plus la difficulté de s’y introduire sans être détecté sera grande.

Quelles normes pour son alarme de maison ? Alarme NFa2p ou pas ?

Les marques Diagral, Delta Dore ou encore Visonic proposent des alarmes certifiées NFa2p par l’AFNOR (Association Française de Normalisation). La certification NFa2p (Norme Française Assurance Prévention Protection) répond à un cahier des charges très précis. Elle n’est délivrée qu’à des constructeurs dont les alarmes ont subi une longue batterie de tests et démontré des performances élevées en matière de protection face aux intrusions. La norme NFa2p est ainsi une référence incontournable. Elle est garante de l’utilisation de matériels de grande qualité et d’une bonne résistance face aux tentatives de désactivation ou de brouillage. Les alarmes NFa2p sont plébiscitées par les professionnels et les installateurs. Cette norme est même reconnue par les assurances. S’équiper d’une alarme NFa2p est donc un choix judicieux, y compris pour les particuliers.

Néanmoins, quelques fabricants proposent des modèles de centrales d’alarme techniquement capables d’être normés NFa2p mais ne souhaitent pas payer l’agrément. La qualité d’une alarme ne réside donc pas uniquement dans la norme NFa2p, cette dernière étant surtout un indicateur. Ainsi, s’il est vrai que toutes les alarmes NFa2p offrent de solides performances, l’inverse n’est pas vrai : une alarme qui n’est pas certifiée NFa2p peut être tout aussi performante.

Pour un résident de l’Union Européenne, il faut en revanche s’assurer avant tout achat que son alarme est bien normée CE à défaut d’être forcément NFa2p. Si l’on se réfère à la liste des marques d’alarme plus haut dans cet article, on y trouve d’ailleurs uniquement des alarmes certifiées CE, condition obligatoire pour être commercialisées en Europe.

Le passage d’animaux : comment se prémunir contre les fausses alertes ?

La plupart des fabricants d’alarme proposent aujourd’hui des détecteurs immunisés au passage des animaux de compagnie (chat, chien, etc.). Il est effectivement problématique que l’alarme se déclenche à chaque fois que son animal passe devant le détecteur de mouvement, d’autant plus lorsque les occupants sont absents et qu’ils ne peuvent pas empêcher leurs animaux d’aller et venir selon leur grès. C’est pour cela qu’ont été conçus des détecteurs de mouvement immunisés aux passages d’animaux.

La technologie utilisée dans la plupart des cas est la détection volumétrique, qui prend en compte le poids de l’animal. Souvent, ces détecteurs sont paramétrables en fonction du poids de son animal de compagnie. Attention toutefois, ce système n’est pas infaillible et il dépend de la façon dont le détecteur est disposé et du nombre d’animaux présents dans la pièce. Il convient donc de faire les réglages adéquats au moment de son installation. L’autre technologie utilisée, bien que plus rarement, se fait par analyse de la chaleur des corps. La température corporelle d’un animal étant différente de celle d’un homme, le détecteur ne signalera pas d’intrusion s’il détecte la présence d’une chaleur « animale ».

Globalement, les alarmes animaux offrent des performances de bonne qualité aujourd’hui. Avec un bon réglage, il est possible d’empêcher la plupart des alertes intempestives. Néanmoins, ces systèmes ne sont pas totalement parfaits, notamment avec les chats qui ont la capacité de grimper dans des zones non immunisées.

Cet accessoire reste un vrai « plus » et il est fortement conseillé aux personnes qui possèdent des animaux de s’équiper de détecteurs dotés de cette option.

Ce message a été écrit par : Alain

Féru de nouvelles technologies et travaillant dans un secteur proche de la sécurité domestique, j'effectue une veille constante sur internet afin de partager les informations pertinentes sur les systèmes d'alarme.

14 commentaires

  1. Atlanti’s, Advisen, Chacon, mhouse, myfos ?

    Des marques ayant fait preuve de leur efficacités ???

    Visiblement nous n’avons pas la même expérience.

    Personnellement, ce que fabrique ces marques je n’appelle pas ça des alarmes mais des gadgets.

    • Bonjour,
      Une prochaine fois merci d’étayer un peu plus votre propos et d’apporter des éléments concrets à l’appui de vos commentaires. Ce blog n’a pas pour objet de dénigrer gratuitement. Pour avoir testé les produits de ces cinq marques je considère personnellement que la majorité d’entre eux proposent des solutions pertinentes pour un excellent rapport qualité prix.
      Cordialement
      Alain

  2. Merci pour cet article complet ! Même si nos expérience personnelle nous amènent à avoir des avis différent, on retrouve ici les points majeurs qu’il faut prendre en compte pour bien choisir son alarme !

    Bonne continuation. Cordialement.

    • Bonjour,
      De mon point de vue et pour avoir testé ces produits j’estime, comme je l’ai déjà indiqué, qu’ils représentent une excellente solution pour un budget raisonnable.
      Cordialement
      Alain

  3. Bonjour,
    Avez vous déjà testé la solution Numérihome ?
    Ils m’ont présenté leurs produits et surtout garantissent 100% anti-cambriolage.
    Vous n’en parlez pas dans votre article …

  4. La marque Numerihome n’existe déjà plus. Voilà pourquoi il n’est pas nécessaire d’en parler, surtout que la « garantie 100% anti-cambriolage » n’existe pas dans la sécurité.

    • Bonjour,
      Optex n’est pas mentionné car l’article traite de systèmes d’alarme alors que les produits Optex sont des détecteurs extérieurs / périmétriques. Mais je ne peux que louer leur qualité.
      Cordialement
      Alain

  5. mon alarme est reliée à une ligne PTT. je veux annuler mon abonnement PTT; dois je automatiquement passer par un transmetteur GSM avec carte sim, ou est t il possible de faire un dégroupage total par cablage sur ma box??
    la 2ème solution me semble peut probable mais on me la propose et je ne voudrai pas me faire avoir. Merci si vous pouvez me réponde.

    • Bonjour,
      Vous pouvez effectivement utiliser votre box, le branchement reste identique. La centrale d’alarme devra être branchée sur la box à la sortie téléphonique et le combiné de téléphone devra être branché sur la centrale.
      Bien cordialement,
      Alain

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